Les femmes font leur entrée au Parlement koweïtien

La candidate Massuma al-Mubarak célèbre sa victoire aux législatives, le 17 mai 2009 à Koweït CityPremières femmes élues députées, recul des islamistes, les Koweïtiens ont voté pour le changement aux législatives du weekend dans l’émirat pétrolier en mal de stabilité politique depuis trois ans.

Signe de cette volonté de changement, les électeurs ont envoyé 21 nouveaux députés au Parlement de 50 sièges, sanctionné la mouvance islamiste sunnite et élu quatre femmes, dont l’une, Massuma al-Mubarak, a devancé tous les candidats de sa circonscription, selon les résultats définitifs publiés dimanche.

Le taux participation au scrutin de samedi n’a pas été publié mais l’agence officielle Kuna l’a estimé à 58% alors qu’il avait atteint 65% lors de la consultation de 2008.

Deux candidates libérales, Aseel al-Awadhi et Rula Dashti, qui ont fait leurs études aux Etats-Unis, ont été élues. Mme Mubarak et une quatrième élue, Salwa al-Jassar, sont aussi diplômées d’universités américaines.

“C’est la preuve que rien n’est impossible. C’est une victoire pour les Koweïtiens et pour leur volonté de changement”, a déclaré à l’AFP Mme Mubarak alors qu’elle fêtait sa victoire avec nombreux de ses partisans.

Seize femmes figuraient parmi les 210 candidats en lice dans les cinq circonscriptions électorales qui élisent chacune dix députés.

C’est la troisième fois que des femmes étaient candidates au Parlement depuis qu’elles ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité en 2005. Lors des deux précédents scrutins, en 2006 et 2008, aucune n’avait été élue.

Par ailleurs, les deux grands groupes sunnites islamistes ont perdu la plupart de leurs sièges.

L’Alliance islamique salafiste n’a gardé que deux de ses quatre sièges alors que le Mouvement constitutionnel islamique, le bras politique des Frères musulmans au Koweït, n’a conservé qu’un siège sur trois.

La mouvance islamiste sunnite a vu sa représentation passer de 21 à 11 sièges et certains de ses candidats ont été élus difficilement.

Les libéraux ont gagné un siège et auront huit députés alors que la minorité chiite améliore sa représentation, doublant presque ses élus qui passent de cinq à neuf, dont cinq islamistes.

Le bloc de l’Action populaire de tendance nationaliste dirigé par l’opposant de longue date Ahmad al-Saadun a perdu l’un des ses quatre sièges.

Les grandes tribus, qui forment la moitié de la population, ont gagné 25 sièges mais peu de leurs élus sont islamistes.

L’analyste politique Nasser al-Abdali estime que la composition du prochain cabinet sera déterminante pour les futurs rapports avec le Parlement, à la racine de l’instabilité politique.

“Si la composition du gouvernement (habituellement dominé par les membres de la famille régnante des Al-Sabah) ne change pas fondamentalement, ce sera le retour aux crises politiques”, a-t-il déclaré à l’AFP.

Trois des cinq députés islamistes qui ont demandé à interroger le chef du gouvernement, ce qui a entraîné la dissolution du Parlement, ont été réélus et deux des candidats qui ont critiqué durant la campagne les Al-Sabah ont également gagné.

Ces élections anticipées avaient été convoquées après la dissolution du Parlement en mars par l’émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, pour la troisième fois depuis mai 2006, en raison de disputes à répétition entre des législateurs et le gouvernement.

Le premier test des rapports entre l’exécutif et le législatif sera le réexamen par la prochaine Chambre d’un plan de relance économique de plusieurs milliards de dollars mis en oeuvre par le gouvernement après la dissolution du Parlement.

Pendant la campagne, de nombreux candidats ont annoncé leur intention de le rejeter.

Le Koweït, qui détient 10% des réserves pétrolières mondiales et produit 2,2 millions de barils/jour, compte 3,44 millions d’habitants, dont 2,35 millions d’étrangers qui n’ont pas le droit de vote.

la source

“Les algériens fenianine”

A suivre……..

Révolution sexuelle dans le monde arabe

Pour briser les tabous, dans une quelconque société, il faut en parler. Dans le monde arabe, conservateur et rigoriste, la sexualité représente encore et toujours un domaine défendu.

Cependant, depuis longtemps, les langues se sont déliées et des auteurs émancipés, déterminés à briser le silence sur ce sujet, ont fait parler d’eux. Le manuel d’érotisme arabe de cheikh Nafzaoui, Les Jardins parfumés, n’est en ce sens que la révélation du courant de changement des mentalités qui régnaient à cet époque prônant la levée du silence sur tout ce qui a trait à la sexualité.

Aujourd’hui, des publications sur la sexualité continuent de susciter des polémiques diverses. La revue trimestrielle libanaise Jasad est dans ce sens une de ces publications qui choquent et charment à la fois. La poétesse libanaise Joumana Haddad, est réputée pour ses idées libérales, son émancipation annoncée et son engagement à lever les tabous qui entourent la sexualité.

Jasad est un trimestriel qui aborde avec beaucoup de liberté les sujets liés à la sexualité sans aucune censure. Plus de tabou, plus de honte liée au corps, au plaisir, à la jouissance, telle est la devise de la poétesse, convaincue de la nécessité de normaliser la sexualité. Son contenu a choqué au Liban plus d’un conservateur et religieux, au nom des valeurs morales et religieuses dont est réputée la culture arabe traditionnelle, mais cela n’a aucunement empêché Joumana d’aller de l’avant dans son projet.

De quoi se mêlent-ils donc ?

Quand des opérateurs économiques étrangers se mêlent de politique

« Accomplissez votre devoir citoyen, par votre participation massive au vote du 9 avril 2009.»

Tel est le message reçu par tous les clients des opérateurs de la téléphonie mobile Mobilis, Nedjma et Djezzy le long de cette journée du neuf avril consacrée, comme chacun le sait, à la réélection pour la troisième fois de Bouteflika à la présidence de la République algérienne démocratique et populaire.


On remarquera d’abord que le message reçu par les clients de Nedjma et de Djezzy sont identiques, écrits et conçus par la même source. Ce n’est donc pas une initiative de ces entreprises étrangères qui ne devraient en aucun cas se mêler de politique.

Nedjma est une filiale d’une entreprise des pays du Golfe et Djezzy est une société dont l’entreprise mère est en Egypte. De quoi se mêlent-ils donc ?

Le fait même que le texte imposé à leurs clients est identique prouve que ces deux opérateurs n’en sont pas les auteurs. Le texte a été donc dicté par les tenants du pouvoir, ceux-là même qui les ont installés, qui ont permis, surtout à Djezzy, de faire son beurre au détriment de citoyens assoiffés de communication et qui exigent, aujourd’hui, un retour d’ascenseur .

Cela est en effet plus vrai pour Djezzy que pour Nedjma. Autant Djezzy a ramassé des dividendes injustifiés, autant Nedjma respecte, jusqu’ici, son cahier des charges d’investisseur.

L’espace imparti à cet article ne permet pas de rappeler les fortunes amassées par l’opérateur égyptien, ni les dénonciations dont il a fait l’objet de la part du président de la république en personne.

Si Nedjma et Mobilis n’ont pas eu d’autre choix que de se soumettre à un ignoble chantage qui ne dit pas son nom, Djezzy s’y prête avec zèle et, semble-t-il, beaucoup de conviction. Avant même la fermeture des bureaux de vote, cette entreprise jadis choyée, soucieuse sans doute de retrouver l’amour perdu, a lancé ses placards publicitaires pour féliciter un président qui n’est pas encore officiellement réélu !

Après ça, on nous dira que tout va bien dans le meilleur des mondes. On nous dira que tout se passe dans la transparence et que la corruption n’existe que dans l’esprit fêlé de quelques coquins qui s’entêtent à faire de l’opposition un objectif.

Tout cela est bien beau. Mais, Messieurs de Djezzy, il faudra que vous sachiez une chose : vous avez peut-être acheté votre droit d’exercer en payant quelque bakchich aux seigneurs que vous nous demandez d’élire aujourd’hui et que vous félicitez par anticipation, mais le peuple algérien est libre. Même si tout a été entrepris pour le maintenir dans l’ignorance de sa force et de ses capacités. Le peuple algérien est tellement libre qu’il peut vous assigner en justice, à travers vos clients que vous méprisez, pour les avoir pris pour ce qu’ils ne sont pas. Et pour avoir dérangé chacun d’eux avec vos messages de corrompus !

On a tous le choix

On a tous le droit de faire ce choix, le choix de ne pas aller voter Jeudi 9 Avril.

JE BOYCOTTE DONC JE SUIS UNE CITOYENNE QUI A PLEINEMENT FAIT CE CHOIX.

EXPRIMEZ VOUS DIFFÉREMMENT POUR CETTE FOIS ET FAITES VOTRE CHOIX.