En Iran, la contestation continue sur le Web

Des manifestants anti-Ahmadinejad à Berlin, le 4 août 2009. Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment, mercredi 5 août au matin, pour un nouveau mandat de quatre ans devant le Parlement, mais la contestation continue de s’étendre sur Internet. Les appels à manifester contre le résultat des élections et les principaux dirigeants du régime se sont multipliés la veille de la cérémonie d’investiture. Comme en juin, c’est la plate-forme de micro-blogging Twitter qui a servi de ralliement aux opposants.

Ils étaient une centaine, réunis devant le Parlement à scander des slogans de soutien à l’opposant Mir Hossein Moussavi. D’après OxfordGirl, plus de 5 000 policiers anti-émeutes avaient pris position autour du bâtiment. Selon des témoins, les forces de l’ordre auraient dispersé les manifestants en lançant des gaz lacrymogènes. L’un d’entre eux fait état d’au moins une arrestation. Le site Red-Eye publie plusieurs vidéos des rassemblements.

Les candidats de l’opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, qui réclament toujours l’annulation du scrutin présidentiel, avaient annoncé la veille qu’ils soutenaient les manifestants. D’après CNN, l’éditeur du site de l’agence de presse des étudiants iraniens et fervent partisan de Moussavi a été arrêté. Selon le site Internet du groupe parlementaire réformateur, seuls 13 députés réformateurs sur 70 ont assisté à la cérémonie.

Pour lutter contre la propagande qui reconnaît à peine une trentaine de morts depuis le début de la crise, plusieurs sites comme Revolution in Iran publient les noms et l’âge des victimes de la répression. Le blog Revolutionary Road, tenu par un étudiant et militant réformateur de Téhéran, dresse une liste très complète de toutes les personnes tuées, arrêtées ou détenues par les force de l’ordre depuis le début des manifestations. Il estime qu’au moins 78 civils auraient payé de leur vie leur prise de position. On peut trouver le portrait de certains d’entre eux sur le site Persia.org.

Dernière initiative originale : celle du site Watch Me Confess qui propose aux internautes d’avouer de faux crimes, en écho aux procès controversés organisés ces derniers jours à Téhéran contre des manifestants et des responsables réformateurs. Un internaute s’y accuse, par exemple, d’être “un agent de la CIA financé par le Royaume-Uni pour fomenter une révolution de velours en Iran en utilisant la BBC et CNN”. L’objectif est clair : ridiculiser le gouvernement iranien.

Source: le Monde

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La Journée Mondiale des Donneurs de Sang

http://89.img.v4.skyrock.net/896/bubble-gom/pics/526937298_small.jpg Demain dimanche 14 juin est la Journée Mondiale du Don de Sang, une journée bien particulière ou tout le monde apporter une contribution inestimable à sa communauté , partout dans le monde des gens vont donner de leur sang gratuitement et sans aucune récompense sauf celle de Dieu. Ce sont en quelques sorte des héros méconnus.

Cette années en Algérie , la Journée mondiale des donneurs de sang aura lieu à Jijel, elle est inscrite sous le thème «100% de sang volontaire et régulier». ce qui me rassure et d’après ce que j’ai lu il y a une constante progression de l’action du don de sang ici.

http://97.img.v4.skyrock.net/976/dons-du-sang/pics/1484243658.gifJe ne sais pas pour vous mais je considère que le don de sang est un don de soi, on donne une partie de son corps un peu de soi à quelqu’un qui en a besoin, je me dit que peut-être que le peu que j’ai donné à permis d’aider quelqu’un, cette année inchallah j’espère renouveler l’action dans ma commune, et je souhaite de tout cœur que vous en fassiez autant.

Il faut aussi rappeler que l’opérateur leader de la téléphonie mobile en Algérie organise une campagne de bulk SMS pour encourager le don du sang.

Le réseau de l’opérateur recevra les SMS en deux vagues. La première prévue le jeudi 11 et la deuxième est annoncée pour le samedi 13 juin avec le message suivant :

« Offrez un peu de votre sang, rendez-vous au Centre le plus proche, la Fédération Algérienne des Donneurs de Sang et Djezzy vous remercient d’avance»
Et pour conclure ce billet je vous fait écouter une chanson d’Ahmed Abou Khater qui est sorite en 2006 mais qui me fait toujours autant d’effet quand je l’écoute.

Home: rendez-vous avec la planète

Vendredi 5 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Yann Arthus-Bertrand donne rendez-vous à la planète entière avec son film “Home”. Ce long-métrage veut alerter sur l’urgence écologique, comme l’a fait en 2006 le film d’Al Gore, “Une vérité qui dérange”, pour le réchauffement climatique.

Partant du constat que l’homme a rompu un équilibre de près de 4 milliards d’années d’évolution de la Terre, le réalisateur montre le résultat du développement humain des 50 dernières années avec des images inédites de plus de cinquante pays… vus du ciel. C’est notre maison (“home” en anglais) à tous qui s’effondre. Yann Arthus-Bertrand nous interpelle afin que, tous ensemble, nous la reconstruisions.

Le film sera montré en même temps dans plus de 100 pays et il passera sur France 2 à 19h35 et  il sera mis à disposition gratuitement sur Internet surwww.youtube.com/homeprojectFR.

home

Producteur du film, Luc Besson via EuropaCorp
Réalisé par Yann Arthus-Bertrand
Film français / Genre : Documentaire
Année de production, 2007
Distribué par EuropaCorp Distribution

Des photos à vous coupez le souffle vous attende sur le site officiel: http://www.home-2009.com/

Dalia Mogahed, la nouvelle conseillère d’Obama

Un conseil consultatif d’associations religieuses et laïques, institué début février par le président des États-Unis Barack Obama, accueille en son sein la première américaine musulmane et portant le voile à la Maison Blanche. Cette directrice des études islamiques de l’Institut Gallup, d’origine égyptienne, n’est pas une débutante : en témoigne un ouvrage de 2008, coécrit avec un professeur d’université, « Qui parle au nom de l’islam ? », et qui représente l’étude la plus importante et la plus représentative jamais faite sur la population musulmane mondiale.

Dalia Mogahed, la nouvelle conseillère d'Obama
Elle est Américaine, musulmane et voilée… et travaille à la Maison Blanche. Mais Dalia Mogahed a été choisie pour ses compétences. Ainsi, cette jeune femme, d’origine égyptienne, directrice exécutive du département des études islamiques du célèbre Institut de sondages Gallup, fait partie des nouveaux conseillers de Barack Obama.

Depuis le 5 février dernier, en effet, elle est membre de l’Advisory Council on Faith-Based and Neighborhood Partnerships, un conseil consultatif d’associations religieuses et laïques, qui rassemble vingt-cinq personnes de toutes confessions. La jeune femme y siège au côté, notamment, d’une deuxième personnalité de confession musulmane, le Dr Eboo Patel.

Selon le gouvernement américain lui-même, la mission du nouveau bureau qui accueille ce conseil consultatif − qui existait sous une autre forme dans les anciennes administrations − est « de renforcer et d’aider les organisations confessionnelles qui fournissent de l’assistance au peuple américain ».

Le bureau, composé d’une cinquantaine de personnes, est présidé par Joshua Dubois, un pasteur pentecôtiste âgé de 26 ans. En plus du dialogue interreligieux, le bureau a en charge l’étude, notamment, « des différentes mesures qui contribueraient à renforcer le rôle des pères, à réduire la pauvreté et à diminuer le nombre des interruptions volontaires de grossesse ».

Quant au conseil, son rôle est, selon Dalia Mogahed, de « trouver des solutions aux problèmes de société, en puisant dans la sagesse des communautés de foi »*. Les membres auront également en charge d’« étudier la façon de mettre en vigueur la politique portant sur les organisations confessionnelles et d’autres groupes sociaux de proximité ».
Le conseil produira ensuite un rapport annuel assorti de recommandations, à l’attention du président Barack Obama, dont la politique aspire à resserrer les liens entre les États-Unis et les musulmans d’Amérique et du monde entier.

Plus précisément, Dalia Mogahed est spécialisée, au sein de ce conseil, dans le « dialogue interreligieux (…). Mon rôle, précise-t-elle, est de transmettre les faits au sujet de ce que les musulmans pensent et ressentent ».

Un rôle de médiateur qu’elle pourra aisément endosser : Dalia Moghaed est en effet co-auteure d’un ouvrage important, sorti en 2008, Who Speaks for Islam? (Qui parle au nom de l’islam ?), avec John Esposito, célèbre professeur d’études islamiques à Georgetown University. L’ouvrage est le résultat d’une vaste enquête, qui a nécessité six années de recherche, reposant sur plus de 50 000 entretiens auprès de musulmans vivant dans plus de 35 pays, dont la population est majoritairement ou en partie musulmane.
Cette étude est la plus importante du genre et la plus représentative, puisqu’elle représente plus de 90 % de la communauté musulmane mondiale.

« L’islamophobie aux États-Unis est bien réelle, constate Dalia Mogahed. Selon les études Gallup, les musulmans font partie des groupes les plus mal perçus aux États-Unis et seulement un peu plus d’un tiers des Américains disent qu’ils n’ont pas de préjugés contre les musulmans. Cela représente un grave danger pour l’ensemble de l’Amérique. »*

Dalia Mogahed semble ainsi être l’une des personnes les mieux placées pour éclairer les hautes sphères de l’État américain sur les musulmans. «Ma tâche consiste à aider le président des États-Unis à mieux connaitre les musulmans, loin du prisme déformant de la violence », a-t-elle annoncé.
Mais, selon elle, « les Américains de confession musulmane sont en retard sur les autres Américains dans leur participation civique. Ils doivent s’impliquer pleinement. »

Diplômée en administration des affaires et en génie chimique, Dalia Mogahed estime qu’elle a été « extrêmement bénie » dans son parcours scolaire et professionnelle, et que, pour elle, sa religion n’a visiblement jamais été un frein : « Une fois que les gens me connaissent, je suis une professionnelle pour eux, pas une femme en hijab. »


Des imams critiquent Facebook

Des responsables religieux musulmans indonésiens ont appelé aujourd’hui les internautes à utiliser avec circonspection les sites de socialisation comme Facebook, susceptibles de favoriser les commérages et l’obscénité.
Réunis jeudi et vendredi dans une école coranique de l’île de Java, quelque centaines de religieux ont débattu de l’explosion d’internet et de ses conséquences religieuses, morales et éducatives, dans le plus grand musulman du monde.

Au terme de leur réunion, ils ont publié un “avis” mitigé, reconnaissant que les sites comme Facebook ou Friendster permettaient de réduire les frontières et de favoriser les contacts. Mais le fait qu’ils “favorisent les commérages et la critique des autres est contraire à la loi de l’islam”, précise le texte.

“Nous interdisons l’utilisation de Facebook et des autres sites de sociabilisation s’ils ne favorisent pas l’enseignement de l’islam”, a précisé le porte-parole de la réunion, Abdul Muid Shohib, à la presse.

Facebook connait un sucès considérable en Indonésie, le quatrième pays le plus peuplé au monde avec 234 millions d’habitants, où l’utilisation d’internet reste encore limitée. Il se place au premier rang des sites les plus visités, devant les moteurs de recherche Google et Yahoo, selon Alexa.com, qui évalue le trafic internet.

Plus haute autorité musulmane du pays, le Conseil des Oulémas “n’a jamais interdit l’internet tant qu’il favorise l’enseignement et la recherche d’informations positives. Mais nous le bannissons s’il mène à l’obscénité ou à l’acte sexuel avant le mariage”, a précisé Abdussomad Buchori, son responsable régional pour l’est de Java.
L’imam a précisé que, si aucun progrès n’était constaté à l’avenir, le Conseil pourrait saisir le gouvernement afin qu’il prenne des mesures pour restreindre l’accès aux sites critiqués.

Fondé en 2004 dans une chambre d’étudiant de l’université Harvard, Facebook est aujourd’hui disponible dans une quarantaine de langues dans le monde.