Un sondage «Faut-il tuer Obama» retiré de Facebook

Le logo du site de socialisation Facebook, photographié le 12 décembre 2007 à Londres
Un sondage Facebook, publié via une application non officielle développée par un parti tiers, demandait aux utilisateurs: «Obama doit-il être tué?»  Choix:
  • oui
  • peut-être
  • s’il me coupe mon assurance maladie
  • non
Le service Secret,  qui s’occupe de la sécurité du président américain, a été averti ce week-end et a ouvert une enquête afin d’identifier l’auteur du sondage –auquel un peu plus de 730 personnes avaient participé. Il a demandé à Facebook de le retirer, ce que le réseau social avait fait de lui-même entre temps.

Avec 350.000 applications, Facebook ne peut matériellement pas faire la police en amont auprès de chaque développeur tiers. Ces derniers sont censés respecter des règles fixées par Facebook sous peine d’être bloqués.

En Iran, la contestation continue sur le Web

Des manifestants anti-Ahmadinejad à Berlin, le 4 août 2009. Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment, mercredi 5 août au matin, pour un nouveau mandat de quatre ans devant le Parlement, mais la contestation continue de s’étendre sur Internet. Les appels à manifester contre le résultat des élections et les principaux dirigeants du régime se sont multipliés la veille de la cérémonie d’investiture. Comme en juin, c’est la plate-forme de micro-blogging Twitter qui a servi de ralliement aux opposants.

Ils étaient une centaine, réunis devant le Parlement à scander des slogans de soutien à l’opposant Mir Hossein Moussavi. D’après OxfordGirl, plus de 5 000 policiers anti-émeutes avaient pris position autour du bâtiment. Selon des témoins, les forces de l’ordre auraient dispersé les manifestants en lançant des gaz lacrymogènes. L’un d’entre eux fait état d’au moins une arrestation. Le site Red-Eye publie plusieurs vidéos des rassemblements.

Les candidats de l’opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, qui réclament toujours l’annulation du scrutin présidentiel, avaient annoncé la veille qu’ils soutenaient les manifestants. D’après CNN, l’éditeur du site de l’agence de presse des étudiants iraniens et fervent partisan de Moussavi a été arrêté. Selon le site Internet du groupe parlementaire réformateur, seuls 13 députés réformateurs sur 70 ont assisté à la cérémonie.

Pour lutter contre la propagande qui reconnaît à peine une trentaine de morts depuis le début de la crise, plusieurs sites comme Revolution in Iran publient les noms et l’âge des victimes de la répression. Le blog Revolutionary Road, tenu par un étudiant et militant réformateur de Téhéran, dresse une liste très complète de toutes les personnes tuées, arrêtées ou détenues par les force de l’ordre depuis le début des manifestations. Il estime qu’au moins 78 civils auraient payé de leur vie leur prise de position. On peut trouver le portrait de certains d’entre eux sur le site Persia.org.

Dernière initiative originale : celle du site Watch Me Confess qui propose aux internautes d’avouer de faux crimes, en écho aux procès controversés organisés ces derniers jours à Téhéran contre des manifestants et des responsables réformateurs. Un internaute s’y accuse, par exemple, d’être “un agent de la CIA financé par le Royaume-Uni pour fomenter une révolution de velours en Iran en utilisant la BBC et CNN”. L’objectif est clair : ridiculiser le gouvernement iranien.

Source: le Monde

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Un demi-siècle de conquête de l’espace (partie 1)

Le 21 juillet 1969, il y a quarante ans, l’homme posait un pied sur la Lune, une dizaine d’années seulement après les prémisses de la conquête de l’espace. Point d’orgue de cette colonisation des temps modernes, l’objectif Lune n’est pourtant que l’une des étapes cruciales de la guerre des étoiles, symbole politique d’une conquête débutée il y a plus d’un demi-siècle.
Spoutnik 1, premier satellite artificiel mis en orbite:
Un demi-siècle de conquête de l’espace
En lançant Spoutnik I dès octobre 1957, l’URSS a donné un coup d’envoi officiel à la “guerre des étoiles” avec les Etats-Unis. Cet événement, comparé à Pearl Harbor par plusieurs journaux américains, a constitué un grand traumatisme pour le peuple américain. Spoutnik I, dont la période de révolution autour de la Terre avoisinait l’heure et demie, est tout simplement le premier satellite orbital artificiel de notre planète.
Laïka, sept heures autour de la Terre
Un demi-siècle de conquête de l’espace
Le 3 novembre 1957, presque un mois jour pour jour après le lancement de Spoutnik I, Spoutnik II est envoyé dans l’espace. A son bord, une chienne, Laïka. Pour la première fois, un être vivant sera au coeur d’un dispositif orbital autour de la Terre. Laïka décède sept heures après le lancement, mais les données récupérées constitueront la preuve irréfutable de la faisabilité d’un vol spatial humain dans le futur.
Iouri Gagarine, premier homme dans l’espace

Un demi-siècle de conquête de l’espace
Quatre ans après Laïka, à bord de Spoutnik II, le Soviétique Iouri Gagarine, à bord de Vostok 1, devient le premier homme à effectuer un vol dans l’espace. Une victoire importante pour l’URSS, alors que les Etats-Unis sont toujours embourbés dans un programme spatial coûteux mais peu productif. Un an plus tard, en 1962, cet énième succès russe poussera le président américain John F. Kennedy à prononcer son célèbre discours “We choose to go to the moon”, promesse qu’un Américain posera le pied sur la Lune dans la décennie.
 
1969, les Etats-Unis conquièrent la Lune
Un demi-siècle de conquête de l’espace
La promesse de Kennedy ne sera pas vaine. Sept ans plus tard, le 21 juillet 1969, le monde retient son souffle tandis que les Etats-Unis s’apprêtent à frapper de leur sceau l’histoire de la conquête spatiale. A 2h56 (UTC), la mission Apollo 11 alunit. Neil Armstrong et Edwin Aldrin y posent le pied puis y restent pendant plus de vingt et une heures. En quelques heures, l’Amérique prend un ascendant majeur sur l’URSS dans la course aux étoiles qui les oppose.
La première navette américaine Columbia prend son envol
Un demi-siècle de conquête de l’espace
En 1981, vingt ans jour pour jour après le premier vol de Gagarine, les Etats-Unis mettent en service le fleuron de leur flotte aérospatiale avec Columbia. La navette américaine, symbole historique de la conquête de l’espace, restera en activité pendant plus de 23 ans. Un règne au cours duquel elle réalisera 28 vols spatiaux pour un total de 300 jours en orbite, avant sa désintégration en 2003.

La burqa n’est pas la bienvenue

Une jeune musulmane portant la burqa traditionnelle dans une rue de Vénissieux, en banlieue lyonnaise.

Une jeune musulmane portant la burqa traditionnelle dans une rue de Vénissieux, en banlieue lyonnais

«La burqa n’est pas la bienvenue sur le territoire de la République française», a lancé le président lundi devant le Parlement réuni en Congrès. «Nous ne pouvons pas accepter dans notre pays des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées de toute vie sociale, privées de toute identité. Ce n’est pas l’idée que la République française se fait de la dignité de la femme»

Ou est le respect des religions ???  Ils vont tout de même pas nous rechanter la même chanson qu’en 2004  avec la loi sur les signes religieux ostensibles à l’école. Mais le mini président a l’air d’oublier qu’aucune loi ne peut interdire ou régir le style vestimentaire d’un adulte, qu’il soit religieux ou pas dans l’espace publique.

Petit sondage car votre avis m’intéresse:

Neda, 27 ans, martyre iranienne

Portrait non daté et non authentifié de Neda Agha Soltan, fourni par son fiancé.Portrait non daté et non authentifié de Neda Agha Soltan, fourni par son fiancé.

Elle est devenue le symbole de la répression menée par le régime iranien contre les manifestants. L’agonie de Neda Agha-Soltan, une jeune Téhéranaise, a été filmée avec un téléphone portable dans la manifestation du samedi 20 juin, après qu’elle a été touchée par un tir en pleine poitrine. A ses côtés plusieurs hommes, dont un présenté comme son père, qui cherche à la rassurer, tandis qu’un autre tente de la ranimer. Une vidéo qui n’a cependant pas pu être authentifiée, les journalistes étrangers étant empêchés de travailler.

Les images sont crues : du sang coule du nez et de la bouche de la jeune femme, son père lui crie de “rester”. La vidéo a fait le tour du monde en quelques heures, vue par des centaines de milliers d’internautes, et suscité une multitude de réactions. Selon le site du Guardian, c’est un Iranien vivant aux Pays-Bas qui a reçu, par courriel, la vidéo d’un de ses amis qui participait à la manifestation. Samedi en fin d’après-midi, elle était diffusée sur YouTube et Facebook, avant d’être reprise sur la plupart des réseaux sociaux.

Depuis, les “hommages” à Neda se multiplient sur YouTube, la jeune femme étant devenue malgré elle une Gavroche de la révolte iranienne. Assez rapidement, ces images ont été exploitées dans des photomontages aux titres évocateurs comme “Neda, la lionne d’Iran”, “N’aie crainte Neda” ou encore “Hommage musical à une vraie héroïne et martyre de la résistance iranienne”. La rapidité avec laquelle cette histoire a fait le tour du monde représente, selon le Guardian, “une des pires menaces envers le régime iranien en trente ans”.

Le Time note que cette mort, quelles qu’en soient les circonstances exactes, “pourrait tout changer”. “Les cycles du deuil dans l’islam chiite pourraient nourrir l’agenda du combat politique”, précise le Time, qui explique que le deuil est porté le troisième, le septième et le quarantième jour. “Ces célébrations sont cruciales dans la riche histoire de l’Iran”, ajoute le site Internet du journal, qui rappelle que la révolution islamique contre le chah s’est appuyée sur ces cérémonies.

NE PAS UTILISER LE MOT “SHAHID” POUR DES GENS COMME NEDA

Autre relais du “phénomène Neda”, l’écrivain brésilien Paulo Coelho, qui, sur son blog, affirme avoir décidé de diffuser la vidéo après avoir reçu un courriel d’un de ses amis, un médecin iranien qui apparaît sur les images tentant de sauver la jeune femme. La BBC a également recueilli les propos d’un jeune homme qui se présente comme le fiancé de Neda. Selon lui, les autorités aidées des milices bassidjies ont empêché la tenue d’une cérémonie de souvenir dans une mosquée lundi.

Pour Amir Hassanpour, professeur à l’université de Toronto interrogé par le site anglophone de Radio Canada, le terme de “martyre”, largement utilisé pour qualifier la jeune femme depuis samedi, est impropre. Le terme arabe shahid, qui se traduit par “martyr”, est beaucoup utilisé en Iran par le régime théocratique, notamment pour honorer la mémoire des victimes de la guerre Iran-Irak. “La tendance ces vingt dernières années est de ne pas utiliser le mot ’shahid’ pour des gens comme Neda, parce que c’est un mot très religieux et très musulman”, explique M. Hassanpour. L’universitaire note également que l’histoire de Neda, qu’elle soit avérée ou qu’elle ait été mise en scène, permet de résumer toute la complexité du mouvement de protestation, “de la synthétiser en un seul événement”.

Quoi qu’il en soit, le visage ensanglanté mais serein de Neda est devenu une icône autour de laquelle se rassemblent les opposants au régime iranien. Sur Twitter, cette photo ou son prénom surmonté d’un cœur brisé servent d’illustrations, en solidarité avec les manifestants. A Los Angeles ou Istanbul, dimanche, les manifestants brandissaient des images de la jeune femme ou des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “Je suis Neda”.

Mardi, interrogé par la chaîne BBC, son fiancé a accusé directement les milices proches de Mahmoud Ahmadinejad de l’avoir tuée par balles, ajoutant qu’elle ne participait pas aux manifestations.

Antoine Strobel-Dahan Le journal le Monde.
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