Les Blog croqueuses
10 Vendredi avr 2009
Publié in My life
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Abdelaziz Bouteflika est prêt à rempiler. À 72 ans, l’ancien combattant de l’insurrection nationaliste, devenu ministre des Affaires étrangères à 28 ans puis président de la République à 62 ans, s’apprête à jouer les prolongations après un deuxième mandat placé sous le signe de la maladie et de l’argent.
La maladie d’abord, avec son hospitalisation au Val-de-Grâce à Paris en décembre 2005 pour un ulcère hémorragique. Le président frôle alors la mort. L’épreuve l’affecte. Sa pénible convalescence l’oblige à s’économiser. Son mysticisme s’accentue. Sa ferveur religieuse se traduit par le projet d’une mosquée pharaonique qui devrait devenir, si Dieu le veut et si le prix du baril de pétrole le permet, l’une des plus grandes du monde.
Sa famille et ses proches lui servent de carapace. L’homme à la vie privée aussi hermétique qu’un coffre-fort d’une banque suisse vénère sa mère toujours vivante. Son frère Mustapha est son médecin traitant. Saïd, le cadet de la fratrie, est son chef d’orchestre politique : il pilote sa communication, sert de relais lorsque la fatigue se fait sentir. Ses proches s’occupent de l’intendance : Noureddine Yazid Zerhouni tient la police, Chakib Khelil veille sur le pétrole et le gaz, son chef de protocole, son directeur de cabinet et son secrétaire particulier complètent l’équipe restreinte.
L’argent ensuite. Le retour à la stabilité après la guerre civile a ouvert l’Algérie et les pétrodollars de la manne des hydrocarbures à la mondialisation, sur fond de corruption. Une aubaine pour les milieux d’affaires algériens. Les hommes d’affaires se sont engouffrés dans le sillage de Moumen Khalifa, ce milliardaire sulfureux dont la faillite a viré au scandale au début des années 2000. Souvent associé à des membres de familles de militaires, le cercle des grands patrons prospère. Le Forum des chefs d’entreprise (FCE), le Medef local dirigé par Réda Hamiani, a ainsi largement contribué à la campagne électorale du président sortant. Une façon de lui rendre la monnaie de sa pièce.
Autocrate, Abdelaziz Bouteflika tient les rênes du pays selon son bon vouloir. Ses relations complexes avec les militaires l’obligent certes à quelques compromis. Mais, pour le reste, le chef de l’État a les mains libres. Les courtisans du sérail se chargent de flatter son ego.
«Ces gens qui en réalité ne l’apprécient pas le couvrent de compliments. Bouteflika veut croire qu’il est un dirigeant hors du commun aimé de son peuple. Ses obligés sont là pour lui cacher la vérité», explique l’écrivain Boualem Sansal.
Abdelaziz Bouteflika est l’inverse d’un réformateur. Son objectif est de conserver en l’adaptant le système mis en place au lendemain de la guerre d’indépendance. Le modèle est usé à la corde ? Peu importe. L’essentiel est de durer.
Issu des rangs de l’Armée nationale de libération (ANL), il est le dernier acteur de l’ère de la décolonisation algérienne encore aux affaires. Sa carrière ministérielle commence à la Jeunesse et aux Sports en 1962. Passé aux Affaires étrangères, il fait d’Alger la capitale des révolutionnaires tiers-mondistes. Homme lige du président Houari Boumediene, il prononce son oraison funèbre en 1978. C’est son dernier discours. La disgrâce l’oblige à l’exil. En 1994, en pleine guerre civile à l’issue incertaine, les militaires lui proposent de revenir. Il refuse la présidence. L’offre est renouvelée en 1999. Il accepte. «C’est le moins mauvais des candidats», estime Khaled Nezzar, l’ex-chef des armées. Ses rivaux se retirent de la course présidentielle en dénonçant une mascarade. Petit à petit, il grignote les prérogatives des vieux généraux. Il est confortablement réélu en 2004, sans leur appui, sur base d’un pacte de non-agression passé avec le général Tewfik Mediene, le patron des services spéciaux. Pour ce drogué du pouvoir, un nouveau quinquennat est une nécessité.
10 Vendredi avr 2009
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Le MacBook Air d’Apple n’a plus le monopole de la minceur extrême. Dell vient de sortir Adamo, un PC portable extrafin (1,64 cm) tout en aluminium brossé, avec un motif perle ou onyx très design. Il est doté d’un écran en verre de 13,4 pouces en 16/9, d’un clavier rétro-éclairé, avec stockage sur unité de 128 Go de mémoire flash… Le tout, pour moins de 2 kg. L’ensemble est piloté par Windows Vista muni d’un processeur Intel Core 2 Duo, avec 2 ou 4 Go de mémoire vive et une connectivité complète (Wi-Fi, Bluetooth, Ethernet et 3G en option). À partir de 1 899 €.
10 Vendredi avr 2009
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Quand des opérateurs économiques étrangers se mêlent de politique
On remarquera d’abord que le message reçu par les clients de Nedjma et de Djezzy sont identiques, écrits et conçus par la même source. Ce n’est donc pas une initiative de ces entreprises étrangères qui ne devraient en aucun cas se mêler de politique.
Nedjma est une filiale d’une entreprise des pays du Golfe et Djezzy est une société dont l’entreprise mère est en Egypte. De quoi se mêlent-ils donc ?
Le fait même que le texte imposé à leurs clients est identique prouve que ces deux opérateurs n’en sont pas les auteurs. Le texte a été donc dicté par les tenants du pouvoir, ceux-là même qui les ont installés, qui ont permis, surtout à Djezzy, de faire son beurre au détriment de citoyens assoiffés de communication et qui exigent, aujourd’hui, un retour d’ascenseur .
Cela est en effet plus vrai pour Djezzy que pour Nedjma. Autant Djezzy a ramassé des dividendes injustifiés, autant Nedjma respecte, jusqu’ici, son cahier des charges d’investisseur.
L’espace imparti à cet article ne permet pas de rappeler les fortunes amassées par l’opérateur égyptien, ni les dénonciations dont il a fait l’objet de la part du président de la république en personne.
Si Nedjma et Mobilis n’ont pas eu d’autre choix que de se soumettre à un ignoble chantage qui ne dit pas son nom, Djezzy s’y prête avec zèle et, semble-t-il, beaucoup de conviction. Avant même la fermeture des bureaux de vote, cette entreprise jadis choyée, soucieuse sans doute de retrouver l’amour perdu, a lancé ses placards publicitaires pour féliciter un président qui n’est pas encore officiellement réélu !
Après ça, on nous dira que tout va bien dans le meilleur des mondes. On nous dira que tout se passe dans la transparence et que la corruption n’existe que dans l’esprit fêlé de quelques coquins qui s’entêtent à faire de l’opposition un objectif.
Tout cela est bien beau. Mais, Messieurs de Djezzy, il faudra que vous sachiez une chose : vous avez peut-être acheté votre droit d’exercer en payant quelque bakchich aux seigneurs que vous nous demandez d’élire aujourd’hui et que vous félicitez par anticipation, mais le peuple algérien est libre. Même si tout a été entrepris pour le maintenir dans l’ignorance de sa force et de ses capacités. Le peuple algérien est tellement libre qu’il peut vous assigner en justice, à travers vos clients que vous méprisez, pour les avoir pris pour ce qu’ils ne sont pas. Et pour avoir dérangé chacun d’eux avec vos messages de corrompus !